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Bonne Année 2010!!!

Allocinéennes,Alocinéens le blog "Greta Garbo-Ma Star à moi"
vous souhaite dore et déjà un bon réveillon et une très heureuse année 2010!!!

A très bientôt,

 
HEUREUX ANNIVERSAIRE GRETA!

Elle est plus que jamais présente dans notre esprit.

Plus le temps passe, plus sa mémoire grandit dans nos coeurs.

HEUREUX ANNIVERSAIRE GRETA!

 
Bonne Année 2009!

Allocinéennes, Allocinéens , je vous souhaite une très heureuse Année 2009!

Que ce Nouvel An apporte Joie, Bonheur et Santé pour vous et ceux que vous chérissez.

A très bientôt,

 
Heureux anniversaire Greta!

HEUREUX ANNIVERSAIRE GRETA!

Le 18 septembre 1905, une petite fille naquit à Stockholm sur l'Ile de Södermalm. Ses parents lui donnèrent le nom de Greta Lovisa Gustaffson. Qui aurait pu penser qu'un jour, cette jeune enfant deviendrait la femme la plus connue du monde entier! Une femme que chacun connait sous le nom de Garbo.

 
DIE FREUDLOSE GASSE

Die Freudlose Gasse.

 L'affiche française.

L'affiche anglo-saxone

 J'aurais souhaité vous présenter l'affiche allemande mais ne l'ayant pas trouvé, vous m'en voyez désolé.

Première : Berlin, Paris, 18 mai 1925.                          Muet - Allemagne -1925

L'HISTOIRE.

Au lendemain de la Première Guerre Mondiale règne à Vienne un climat de misère et d'inflation qui préfigure la grande crise à venir. Les riches aristocrates se retrouvent le soir dans un hôtel de luxe pour s'amuser. Plus loin, la rue Melchior dont les habitants souffrent de la pauvreté. Toutes les familles sont touchées, en particulier celle du professeur Franz Rumfort (Jaro Furth) dont la fille Grete (Greta Garbo) essaie de subvenir aux besoins des siens tant bien que mal, tout en résistant aux tentations de sa jeunesse. Tel n'est pas le cas de Maria Lechner (Asta Nielsen), issue du même milieu, qui finira par se trouver mêlée à un crime passionnel. Grete désespérée, finit par se rendre chez Frau Greifer (Valeska Gert) la directrice d'un bordel de luxe, afin d'y gagner un peu d'argent. Elle sera sauvée à temps par son père et par un lieutenant de la Croix-Rouge (Einar Hanson).Dans cette ambiance de vénalité et de prostitution, un boucher, ignoble profiteur de la situation (Werner Krauss) sera un jour massacré par ceux qu'il a exploités.

NOTES.

Georg Wilhem Pabst se livre ici à une critique sociale féroce, opposant avec réalisme l'opulence de quelques-uns à la misère du plus grand nombre. Le film fut l'objet d'une censure impitoyable à cause de la virulence de son propos mais il connut un grand succès notamment à Paris et à Berlin. Il nous donne l'occasion de voir une Greta Garbo éclatante et rayonnante dans un univers impitoyable. Certains attribuent le rôle d'une des jeunes femmes faisant la queue devant la boucherie à Marlène Dietrich. Or la distribution du film ne mentionne en aucun endroit la présence de l'actrice. Mythe ou réalité? On doit également au réalisateur G.W. Pabst "Loulou" 1929, film qui immortalisa Louise Brooks et dont le propos avait fait scandale à l'époque (le film avait alors été mutilé et défiguré par la censure, et la version actuelle n'est qu'une reconstitution partielle du film d'origine).

Réalisation : Georg Wilhem Pabst

Scénario : Willi Haas et Georg Wilhem Pabst (d'après le roman de Hugo Bettauer)

Photographie : Guido Seeber, Curt Oertel, Walter Robert Lech

Decors : Hans Sohnle, Otto Erdmann

Montage : Georg Wilhem Pabst, Marc Sorkin, Anatole Litvak

Production : Hirschel-Sofar-Film

Durée : 125 minutes

CAST : Werner Krauss, Asta Nielsen, Greta Garbo, Jaro Furth, Einar Hanson, Karl Ettlinger, Agnès   Esterhazy, Valeska Gert, Robert Garrison

Extrait de : http://garboladivine.free.fr/ 

Greta Garbo est célébrée par les surréalistes comme "la femme fantôme" des chants de Maldoror et l'archétype de l'amour fou.

La Rue Sans joie est un jalon important dans les anales du cinema muet. C'est ce film qui révéla au grand public le visage "du mystérieux sphinx suédois" Greta Garbo.

                                                                                                  Extraits de : Angèle Paoli.

Je remercie le site www.garboforever.de.vu pour les photos aimablement offertes et par la même occasion je vous renvoie sur ce site pour toutes informations complémentaires ainsi que sur  l'excellent site français http://garboladivine.free.fr/

MON AVIS ET QUELQUES PHOTOS TIREES DU FILM

Dans ce film très noir et réaliste, Greta Garbo est  toujours d'une magnifique photogénie, elle sort de l'ombre, toute jeune mais déjà très mystérieuse.Pabst disait avoir vu en Greta un certain désespoir, on le ressent partout dans le film et c'est ce qu'il cherchait principalement pour "la Rue Sans Joie."

Elle exprime à la perfection cette fille vertueuse compromise par des canailles.

Son jeu d'une retenue saisissante pour l'époque ajoute encore à sa séduction. Elle sait nous démontrer en quelques scènes ce chaos moral et social de l'époque au lendemain de la défaite de 1918.

Le réalisateur G. Pabst est un des plus grands réalisateurs qu'il y ait eu en Europe notamment dans le cinéma réaliste (certains diront expressionniste) nous dépeint ici une fresque sociale des plus convaincantes.Les personnages au physique ingrat, les décors sombres et sales, la mélancolie de Greta Garbo ne font qu' accentuer ce réalisme. Ce film sombre et lugubre est typique des films allemands de l'époque.

De mon point de vue, ce grand réalisateur excèle en nous dépeignant une certaine bourgeoisie qu'il  exécrait. Il est dommage qu'il ne s'exila pas aux Etats-Unis après le magnifique "Loulou" comme son confrère Fritz Lang où il aurait certainement continué un cinéma à la hauteur de son talent. 

Greta Garbo fut la créature de Pabst autant que de Stiller surtout en France.

Au moment où elle allait devenir une grande actrice de films européens, Louis B. Mayer arriva à Berlin, rencontra Greta Garbo et ce fut là, la fin de sa carrière européenne et le début de sa carrière américaine à la MGM.

Asta Nielsen dira d'elle lors du tournage "Il arrive peut-être une fois tous les deux siècles de voir un visage comme le sien".

Greta et Gregory Chmara

Magnifique photo des Ateliers Binder.

Un des premiers portraits officiels de la MGM photographié par Russel Ball en 1925.

J'espère vous avoir donné l'envie de voir ou de revoir ce film.

Un extrait vidéo est à venir.

 
Bonne Année 2008

Allocinéenes, Allocinéens,  je vous souhaite une Bonne Année 2008!

Bonheur, Santé et Prospérité.

A très bientôt,

 
UNFORGETTABLE GRETA

Je vous offre ma vidéo "Unforgettable Greta" pour tous les fans de Greta Garbo.

J'espère que vous l'apprécierez.

A bientôt,



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Tribute to Greta Garbo (screencaps 01)

Clip vidéo à partir de mes captures du film "The Painted Veil" accompagné d'une musique de Claude Debussy.

Ce clip est dédié aux fans de Greta.

J'espère que vous prendrez plaisir à le regarder.

A bientôt,



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Tribute to Greta Garbo(p2)

Voici un nouvel hommage à Greta Garbo accompagné d'une illustration musicale d'Erik Satie.

J'espère, chers lecteurs, qu'il vous plaira. Celui-ci est dédié à tous les fans de Greta.

A bientôt,



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THE PAINTED VEIL

The Painted Veil

   L'affiche du film.

Le Voile des Illusions - Titre français

                                                             (USA - 1934)

Première : Capitol de New-York, 7 décembre 1934

Coût : 947 000 dollars - Profit : 138 000 dollars

L'HISTOIRE:

Katrin (Greta Garbo), épouse du Dr. Fane (Herbert Marshall), accompagne son mari en Chine pour des raisons professionnelles. Submergé de travail, il finit par délaisser son épouse; celle-ci se console alors auprès de Jack Townsend (George Brent), un jeune diplomate. Mais le Dr Fane découvre leur liaison et il annonce son intention de partir pour une province lointaine où sévit le choléra. Jack, lui, est marié et ne veut pas envisager le divorce pour ne pas nuire à sa carrière. Déçue par l'attitude de Jack, Katrin part avec son mari : les deux époux se réconcilient. Lorsqu'ils arrivent sur place, l'épidémie a pris des proportions considérables. Le Dr Fane tente de convaincre sa femme de partir se mettre à l'abri hors des zones contaminées, mais elle refuse et se dévoue au service des malades.

NOTES :

Le générique est surprenant et révélateur du statut de la star : le nom GARBO apparaît à l'écran et reste en fond pendant que le reste du générique défile. L'intrigue et les personnages du film ne sont pas sans rappeler l'atmosphère exotique de "Wild Orchids". Bien que le scénario soit sans surprise, la mise en scène de Boleslawski et les costumes de Gilbert Adrian sont esthétiquement superbes. Greta Garbo - ici dans le rôle d'une femme ordinaire- livre une interprétation profonde et riche en émotions et trouve en Herbert Marshall un partenaire idéal. La mise en scène sophistiquée de Boleslawski et le jeu de Garbo transcendent la banalité de l'histoire.

Réalisation :Richard Boleslawski et W.S. Van Dyke (non crédité)

Scénario : John Meehan, Salka Viertel, Edith Fitzgerald (d'après le roman de W.S. Maugham)

Photographie : William Daniels

Décors :Cédric Gibbons, Alexander Toluboff, Edwin B. Willis

Costumes :Gilbert Adrian

Montage :Hugh Wynn

Production :Hunt Stromberg (Metro-Goldwyn-Mayer)

Durée : 86 minutes

CAST :Greta Garbo,Herbert Marshall, George Brent, Warner Oland, Jean Hersholt, Bodil Rosing, Katharine Alexander, Cecilia Parker, Soo Young, Forrester Harvey.

Extrait de: http://garboladivine.free.fr/

Je remercie le site www.garboforever.de.vu pour les photos aimablement offertes.

Mon Avis et quelques photos tirées du film.

Greta Garbo est d'une remarquable photogénie dans ce film, elle est superbement filmée.Elle est lumineuse. J'ai ressenti toute sa maturité d'actrice forte de ses succès précédents (Mata Hari, Grand Hôtel, Comme tu me veux, La Reine Christine). Paradoxalement, le film n'a pas été un grand succès financièrement et les critiques de l'époque se sont acharnés.(La critique est aisée mais l'art est difficile, phrase bien connue mais qui s'impose ici.).

Pour certains de ses films précédents (The Temptress et Wild Orchids) je trouvais les scénarios un peu pauvres,ce n'est pas le cas ici. On suit très bien le fil conducteur, on ne s'ennuie pas même si certaines séquences laissent deviner la suite.Le potentiel caché de son talent éclate dans "Le Voile des Illusions" comme dans la Reine Christine (film "garbique" de référence). Avec le recul, ce film n'est absolument pas démodé ou désuet, preuve en est , il a inspiré les studios d'aujourd'hui à faire le "remake". Ce film est comme certains bons vins, il se bonifie avec le temps. Dans quelques années, il sera encore meilleur et Garbo encore plus indétrônable 

"Greta Garbo est la Dame de l'Ecran".

Plusieurs scènes de colère ou de mises au point entre Katrin et son époux sont imprégnées de réalisme comme on peut le rencontrer dans le quotidien. Scènes enlevées avec brio par Greta Garbo et Herbert Marshall. Dans ce scénario, on se demande qui est le plus à plaindre, certainement pas le mari trompé, la fin du film nous le démontre par l'amour retrouvé. Un Happy End comme on les aime. Le jeu de Georges Brent est convenable et sert très bien le rôle de l'amant orgeuilleux et peu scrupuleux.

A souligner les magnifiques costumes de Gilbert Adrian portés avec beaucoup d'élégance par Greta. Celui du Festival (scène au turban)et celui de la visite au haras accompagné par son futur amant. Scène de toute beauté.

La dernière scène du couvent où elle porte le voile d'une infirmière soeur, sa beauté nous apparaît encore plus évidente.

Ce film est le mélodrame par excellence. J'aurais bien envie de vous raconter certaines scènes comme à l'accoutumée mais dévoiler le film(sans jeux de mots) gâcherait le plaisir de le voir ou  le revoir.

Katrin et Walter, l'amour retrouvé.

J'espère vous avoir donné l'envie de voir ou de revoir ce film.



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THE DIVINE WOMAN

 Titre français : La Femme Divine                                                        L'affiche du film.

L'Histoire.

Alors qu'elle résiste aux avances d'un ancien amant de sa mère, Marianne (Greta Garbo) frappe celui-ci et s'enfuit pensant l'avoir tué. Elle se lie alors avec un soldat, Lucien (Lars Hanson) qui doit rejoindre son régiment; mais il décide de rester auprès d'elle. Il retourne enfin à son régiment et confie Marianne à une brave blanchisseuse(Polly Moran).

Mais Marianne rencontre le monde du théâtre et Henry Legrand (Lowell Sherman) qui en fait est une vedette et devient son amant. Lucien déserte par amour et rejoint la jeune femme ; il comprend alors que celle-ci est devenue la maîtresse de Legrand et qu'elle ne lui appartient plus. Afin de ne pas ruiner la carrière d'actrice de Marianne, Lucien lui fait ses adieux. Marianne n'a jamais cessé d'aimer Lucien et elle finit par abandonner le théâtre, elle recherche à mettre fin à ses jours mais Lucien la retrouve et ils partent ensemble mener une nouvelle vie.

FICHE TECHNIQUE.

                                                                     Muet -USA-1928

Première : Capitol de New York , 14 janvier 1928

Coût :       267.000 dollars - profit : 354.000 dollars

Réalisation : Victor Seastrom (Sjostrom de son vrai nom)

Scénario :    Doroty Farnum (d'après la pièce de Gladys Unger Starlight)

Photographie : Olivier Marsh

Décors : Cédric Gibbons, Arnold Gillespie

Montage : Conrad A. Nervig

Production : Irving Thalberg (Metro Goldwin Mayer)

Durée : 80 min

Cast :

Greta Garbo, Lars Hanson, Lowell Sherman, Polly Moran, Doroty Cumming, Johnny Mac Brown, Cesare Gravina, Paulette Duval, Jean De Briac

Septembre 1927, Garbo commence le tournage de "The Divine Woman" (La femme divine), une vague adaptation de la vie de Sarah Bernhardt. Il vaudra à Garbo le surnom de "La Divine" film aujourd'hui perdu. "The Divine Woman" connut à l'époque un grand succès populaire et financier. Mauritz Stiller, quant à lui, tombé malade et incapable de s'adapter aux méthodes hollywoodiennes quitte l'Amérique pour la Suède.

NOTES:

Le film dans son intégralité a malheureusement été perdu et c'est d'autant plus surprenant qu'il s'agissait pour l'époque d'une luxueuse production de la MGM et non pas une oeuvre de série B. Barry Paris signale que 90% de tous les films muets sont aujourd'hui perdus. Le porte parole de la MGM a déclaré en 1990"Il y a de nombreuses années que la Femme divine a été détruite pour en récupérer l'argent". Effectivement la plupart des films muets ont été fondus pour récupérer l'un des composants chimiques de la pellicule, le coûteux nitrate d'argent. Cependant, un extrait de 9 minutes a été retrouvé il y a quelques années à la Cinémathèque de Moscou. Cet extrait a déjà été diffusé sur les chaînes TCM américaine et française.

Il est cependant difficile aujourd'hui d'apporter un quelconque jugement sur le film. Lors de sa sortie, les critiques l'accueillèrent sans trop d'enthousiasme bien que le film connut un gros succès populaire et financier. Il est intéressant de remarquer qu'il a existé 3 versions du scénario : la première datée de mai 1927 est pourvue d'une beauté exceptionnelle et d'un personnage féminin fort. Les dirigeants de la MGM, probablement déroutés par tant de splendeur , écrivent une nouvelle version deux mois plus tard, beaucoup plus plate dans l'intrigue et les personnages. La version définitive plus fade encore, comprend de nombreuses modifications et une "happy end" remplace les fins des deux autres versions. Le tournage se déroula dans une excellente ambiance, Garbo retrouvait deux de ses amis de la Communauté scandinave, Victor Sjostrom et Lars Hanson. Ils parlaient alors suédois entre eux, sans que cela gêne le bon fonctionnement du tournage.

Extrait de : http://garboladivine.free.fr

Un petit rappel sur la grande actrice française de théâtre qu'était Sarah Bernhardt:

Sarah Bernhardt, de son vrai nom Henriette Rosine Bernard, était une actrice de théâtre française, née le 22 octobre 1844 à Paris et décédée le 26 mars 1923 à Paris. Elle était surnommée la voix d'or ou la divine et est souvent considérée comme la plus grande actrice du XIX è siècle.

Extrait de : http://fr.wikipedia.org/wiki/sarah-Bernhardt.

Je remercie le site www.garboforever.de.vu pour toutes les photos aimablement offertes.

Greta Garbo en Sarah Bernhardt triomphante.

ANECDOTES.

The Divine Woman (La Divine, sorti le 14 janvier 1928) est une preuve que la fiction se mettait effectivement à s'inspirer de la réalité- ou du moins à l'idée qu'on se faisait de plus en plus de la vie privée de Greta. Malheureusement, c'est son seul film qu'on ne puisse plus voir aujourd'hui puisque toutes les copies et même le négatif en sont introuvables. Nous sommes donc forcés de nous reposer uniquement sur les critiques de l'époque, qui en disaient d'ailleurs beaucoup de bien et notaient en particulier les progrès de la comédienne Garbo. Ainsi, le critique de la revue Motion Picture écrivait : "dans un rôle où on lui donne davantage à jouer que la vamp traditionnelle. Garbo démontre son talent et la gamme de ses capacités".Ce commentaire venait s'inscrire en faux contre toute une clique anti-garbo qui, dès 1927 lui niait tout talent de comédienne et voulait la reléguer dans les rôles creux de belle femme séduisante.

La divine(dont le scénario est daté du 12 septembre 1927) fut le seul film de Garbo réalisé par son compatriote Victor Seastrom. Il s'agissait de l'histoire d'une jeune paysanne française qui devenait un  temps la plus grande actrice du pays, avant de tout"plaquer"pour un beau déserteur de l'armée-lequel la séduisait en lui murmurant aux creux de l'oreille,"j'ai un ranch et un grand jardin qui t'attendent en Amérique du Sud"! Il faut noter que, malgré son titre, cette histoire n'avait aucun rapport avec celle que les français avaient surnommée"La Divine"- c'est-à-dire Sarah Bernhardt(même si les auteurs américains ont délibérément voulu créer un malentendu autour de ce titre). De toute façon, le scénario de Doroty Farnum semblait bien comporter tous les éléments convenant à la personnalité de Garbo.

Mauritz Stiller avait tenté de revenir à la M.G.M. pour mettre en scène Une Femme Divine (ce qui aurait été effectivement parfait pour sceller sa réconciliation avec la compagnie), mais la santé ne le lui permit pas. D'ailleurs sa carrière était de nouveau en baisse car il avait raté son second film à la Paramount(Barbed Wire). Stiller s'effondra complètement quelques jours après avoir commencé le tournage de The Street of Sin, sur lequel il fut remplacé par Lothar Mendes (lui-même assisté de Josef Von Sternberg, lequel entre parenthèses, a commis une grave erreur dans ses mémoires en écrivant qu'il avait lui-même conseillé à Louis B. Mayer de faire venir Mauritz Stiller aux Etats-Unis "avec Greta Garbo dans ses bagages"! Toujours est-il que, découragé et malade, Stiller rentra en Suède en 1927.

C'est aussi à cette époque que le tempérament de Garbo évolua de manière très progressive mais néanmoins notable, elle commençait à ne plus avoir le goût de gagner les batailles, et son état d'esprit cyclique influait quotidiennement sur ses humeurs et ses décisions. Les notes de service de la M.G.M. se mettent alors à parler d'elle en termes très prudents. On connaissait déjà son obstination mais à présent on la qualifie de totalement imprévisible. On en trouve confirmation des les écrits de Mercedes de Acosta qui déclarait par exemple : "Greta pouvait être gaie puis sombrer dans la dépression cinq minutes après; sa physionomie même changeait et elle avait l'air tout à coup malade". Il faut dire que si l'on en croit les archives de la M.G.M., Greta suivait un régime sans aucune considération pour sa santé, la compagnie qui l'avait déjà suspendue provisoirement décidait à présent de lui accorder un temps de repos. C'est ainsi qu'un long intervalle  s'écoula entre la fin du tournage de Une femme divine (7 novembre 1927) et son film suivant, La Belle Ténébreuse (commencé le 8 mai 1928).

Texte extrait de l'excellente biographie d'Alexander Walker - Edition du Fanal Paris 1981.

Greta entourée de Victor Seastrom et Lars Hanson

MON AVIS ET QUELQUES PHOTOS TIREES DU FILM.

Il est difficile d'émettre un avis concis. Je n'ai pu voir que les 9 minutes existantes. Probablement, un très beau film où l'on peut voir une Garbo souriante, un tantinet juvénile toujours à la beauté exceptionnelle et imposant encore une forte présence.

Il est à remarquer que le jeu de Lars Hanson est en communion avec celui de Greta.

Scène à propos:

 -La scène de colère où elle fait promettre à Lucien (Lars Hanson) de l'aimer toujours - là encore on ressent son caractère dominateur -(elle se jette amoureusement sur lui et ils tombent tous deux), dominatrice, elle prend l'intiative de l'embrasser comme on avait pu le constater déjà dans The Flesh and the Devil et beaucoup plus tard dans le magnifique Camille.

La mise en scène insiste sur le temps qui passe (celui qu'il reste à Lucien avant de partir rejoindre son régiment) les quelques gros plans sur l'horloge sont très symboliques.

Pour les 9 minutes que j'ai pu voir - la mise en scène de Seastrom n'est pas à démentir, grand cinéaste, celui-ci aura réalisé aussi aux Etats-Unis d'autres films comme "The Wind" avec Liliane Gish.

Paradoxalement, le fait que le film ait été perdu ajoute encore au mystère de Garbo.

Mais à chacun de se faire sa propre opinion, la meilleure façon encore est de regarder l'extrait que l'histoire a laissé.

Il est à souhaiter que le film puisse être(selon les rumeurs) reconstruit à 80%. (Sic)

Un jour peut-être...

Victor Seastrom dirigeant Greta Garbo et Lars Hanson

Greta, entre deux prises de vue, plaisantant avec Victor Seastrom

J'espère vous avoir donné envie de voir les quelques minutes existantes encore de ce film.

En voici un court extrait.



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Tribute to Greta Garbo

Voici un second clip vidéo composé de photos animées de Greta Garbo illustré par la chanson "Greta" de Mylène Farmer.

J'espère que vous apprécierez.



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Inspiration

INSPIRATION 

L'affiche du film

L'Inspiratrice - titre français.

L'HISTOIRE.

André (Robert Montgomery) un jeune diplomate, tombe fortement amoureux d'Yvonne (Greta Garbo) parisienne, modèle de renom qui fascine tous les hommes. Il ne tarde pas d'apprendre que celle-ci a mené une existence frivole jusqu' alors et de ce fait renonce à elle. Mais pour la première fois, le belle Yvonne est réellement éprise. André décide d'épouser une autre femme. Il ne le dissimule pas à Yvonne qui en est désespérée. Par la suite, André apprend par le journal, le suicide d'une amie que son amant a délaissée. Troublé par cette nouvelle et pris par le remords, il renonce à sa carrière pour épouser Yvonne; mais la jeune femme profite du sommeil d'André pour s'en aller, après lui avoir écrit une lettre d'adieu.

USA : 1931

Première : Capitol de New York : 6 février 1931

Coût : 438.000 dollars - profit : 286.000 dollars

Réalisation    : Clarence Brown

Scénario       : Gene Markey (d'après l'histoire d'Alphonse Daudet : "Sapho")

Photographe : William Daniels

Décors         : Cédric Gibbons

Costumes     : Gilbert Adrian

Montage        : Conrad A. Nervig

Production    : Irving Thalberg (Metro Goldwin Mayer)

Durée           : 76 min

CAST :

Greta Garbo, Robert Montgomery, Lewis Stone, Marjorie Rambeau, Joan Marsh, Judith Vosselli, Beryl Mercer, John Diljan, Richard Tucker, Karen Morley.

Extrait de : http://garboladivine.free.fr

MON AVIS ET QUELQUES PHOTOS TIREES DU FILM

Le sujet du film nous dépeint un monde d'artistes qui vivent  la vie de bohème où l'amour y est le fil conducteur. La morale y est très légère. Greta y interprète Yvonne Valbret, une femme française émancipée et très moderne pour son époque. Le scénario s'apparente quelque peu à celui de Romance où, là aussi, elle se sacrifie pour l'homme qu'elle aime. Encore un rôle comme  affectionnait la MGM et que n'appréciait pas trop Garbo. Un rôle de séductrice, " de tentatrice" mais elle parvient encore à nous éblouir et nous captiver malgré un pauvre scénario. Comme le confirmait si bien le critique Alexander Walker "un scénario fade"(sic). La vision américaine de la vie artistique et culturelle française, par le biais d'une histoire d'amour (trop de jacasseries, de ragots, de légèreté dans la façon de vivre, un escalier, une chambre de bonne, une lucarne et le panorama de Paris avec la Tour Effel) et tout ce petit monde d'artistes qui s'agite - C'est réducteur quand même!... Et Garbo qui surnage au-dessus de tout cela!

D'autre part, on remarquera que le jeu de Greta est très direct dans sa manière de séduire le jeune étudiant André Montel (futur diplomate) interprété par Robert Montgomery, mais jamais vulgaire.

Quelques scènes captivantes (surtout d'un point de vue esthétique) :

- La scène de la calèche, où ils font plus ample connaissance, est très plaisante. A ce propos, Robert Montgomery me semble peut-être mal à l'aise sans doute intimidé par Greta Garbo, la Star.

Dans leurs échanges verbaux, une très belle phrase de Greta: "je ne suis qu'une jeune et jolie femme... pas trop jeune ni trop jolie".  phrase anecdotique et connue du monde cinéphilique.

- La scène du petit déjeuner en plein air est agréable : Greta y est particulièrement maternelle, elle lui sert son café, le lait, elle l'embrasse sur le front. Elle est très à l'aise et très belle dans cette scène, tous les "signes" d'une femme amoureuse.

Il est à noter que la cadence de l'histoire est quelque peu rapide, on passe vite d'une scène à l'autre sans laisser au spectateur, le temps de la rélexion. Cette histoire aurait mérité un scénario plus étoffé. C'est dommage...

- La scène de la dispute chez le sculpteur Henry Coutant : après avoir été insultée et humiliée par une femme de petite vertu, (Odette) ex-modèle du sculpteur, il s'ensuit une dispute. Yvonne Valbret revient sur ses pas et ne peut s'empêcher de gifler Odette. A remarquer le mouvement de recul d'Yvonne,suite à cette gifle, ce qui, à mon avis, laisse entrevoir le côté humain de Greta Garbo (le sentiment d'agressivité que le scénario lui impose ne lui ressemble pas) même s'il est bien interprété. Toute cette scène est très bien filmée. Clarence Brown n'y étant pas étranger. Il me semble que les différences sociales sont mises en évidence dans ce film, sans pour cela vouloir m'étendre sur le sujet.

Il est dommage que le film n'ait pas eu le succès escompté, le casting étant brillant.

- La scène finale: magnifiques plans de Greta. 

Yvonne Valbret, ayant pris la résolution de sacrifier son amour pour ne pas entraver l'avenir prometteur de l'homme qu'elle aime, nous ramène à une certaine morale. On connait le puritanisme des américains. 

L'épilogue : nul n'est besoin de dialogue tellement le jeu de Greta Garbo est évident.

Preuve d'amour s'il en est.

J'espère vous avoir donné l'envie de voir ou de revoir ce film.



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THE TEMPTRESS

LaTentatrice - titre français.

SYNOPSIS

L'Ingénieur Manuel fait la connaissance de la fabuleuse Elena à un bal masqué à Paris. Ils tombent amoureux. Manuel apprend rapidement qu'Elena est mariée, à un marquis et qu'elle a même amené un de ses amants à la faillite et au suicide. Entre son amour (et sa déception) pour cette femme et sa carrière, Manuel choisit cette dernière et un immense chantier. Manuel part en Argentine construire un barrage.

Quelques temps plus tard, le marquis et sa femme élisent domicile en Argentine, fuyant un scandale en Europe. Manuel et Elena sont de nouveau confontés l'un à l'autre ainsi qu'à leur attirance réciproque. Tous les hommes présents sont séduits par cette divine femme.

Un bandit et perturbateur du chantier, Manos, insulte Elena et un duel au fouet prend place entre celui-là et Manuel qui vient défendre l'honneur d'Elena. Manuel gagne en ridiculisant Manos. Elena et Manuel se rapprochent l'un de l'autre lorsque celle-ci le soigne après le combat. Manos veut se venger, tend un piège à Manuel et c'est le marquis qui est tué. Le barrage est également mis à mal par le bandit. Finalement Elena quitte l'Argentine. Quelques années plus tard, Manuel revient à Paris et tombe par hasard sur une Elena défraîchie quasi vagabonde.

FICHE TECHNIQUE

- Titre original : The Temptress

-Réalisation : Fred Niblo, Maruritz Stiller (non mentionné au générique)

-Scénario : Dorothy Farnum, Marian Ainslee(intertitres), d'après le roman "La Tierra de Todos de Vicente Blasco Ibanez

- Image : William H. Daniels, Tony Gaudio

-Montage : lloyd Nosler

-Direction artistique : Cédric Gibbons, james basevi

-Production: Irving Thalberg (non mentionné au générique) pour la MGM

-Pays : Etats-Unis

-Durée : 106 min

-Format : noir et blanc - film muet

-Date de la sortie américaine : 3 octobre 1926

DISTRIBUTION

-Greta Garbo : Elena

-Antonio Moreno : Manuel Robledo

-Marc Mcdermott : M. Fontenoy

-Lionnel Barrymore:Canterac

-Armand Kaliz: Marquis de Torre Bianca

-Roy D'Arcy : Manos Duras

AUTOUR DU FILM

Greta Garbo

- Il s'agit du 9ème film de Greta Garbo qui était alors âgée de 21 ans, le 2ème de sa carrière Hollywoodienne.

Extrait de http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Tentatrice

MON AVIS ET QUELQUES PHOTOS TIREES DU FILM

L'introduction du film fut réalisée par M. Stiller (toute la scène du bal masqué). La seconde partie sera réalisée par Fred Niblo.

La scène du bal masqué reflète bien tout le talent de Stiller(je tiens à le préciser) qu'il n'y ait pas de malentendus. Je pense que la réalisation de ce film adapté du roman"La Tierra de Todos" de Vicente Blasco Ibanez, au vu de l'introduction aurait été meilleure, me semble t-il si, elle avait été entièrement réalisée par Stiller. N'oublions pas que celui-ci avait déjà fait ses preuves en Suède dans "La Légende de Gosta Berling" Dans La Tentatrice (106 minutes), Greta Garbo endosse une rôle de pêcheresse qu'affectionnait la MGM. Dans la première scène dite du bal masqué, nous pourrons remarquer une Garbo énigmatique au charme avenant, le port du loup renforce son mystère. Il est à noter que quelques scènes réalisées par Mauritz Stiller ont été coupées au montage(sic).

Quelques scènes bien à propos à porter au crédit de Fred Niblo :

- La scène du dîner mondain où il dépeint une société peu vertueuse par le biais de plans judicieusement bien filmés sous la table (ex: le jeu de jambes des convives). Je pense que cette volonté de nous montrer ce plan n'est pas totalement innocent et nous amène doucement dans le sujet du film qui est la tentation. A noter certaines longueurs dans les plans. Ce banquet est l'occasion pour son hôte (banquier de son état) d'annoncer sa ruine et par la même occasion de lancer sa phrase assassine "Il y a une femme derrière l'échec de tout homme" en regardant et en pointant du doigt "La tentatrice". Je me permettrai de dire que cette phrase est empreinte de misogynie même si elle vient servir le scénario.

- Héritage et conséquences du muet : quelques scènes ont l'air d'être surjouées mais à vrai dire , le scénario est pauvre et parfois prête à sourire, est-ce une volonté du réalisateur ? Heureusement pour nous, Greta Garbo parvient par son talent à rendre crédible certaines situations. Mis à part quelques étreintes, les déclarations d'amour sont rares(il me semble que le scénario fait la part belle à la gente masculine). Fred Niblo arrive parfois au travers de quelques plans comme par ex : celui du duel au fouet à nous captiver. Des contre-champs dévoilant le caractère de la tentatrice, une Garbo pouvant exprimer toute la jouissance de la scène du duel qui se passe sous ses yeux afin de défendre son honneur (à nouveau quelques longueurs dans les plans).La conclusion de ce duel amène de superbes gros plans d'Elena à l'oeil malicieux soignant son amant.

Fred Niblo aurait-il tiré les conséquences de ce "médiocre scénario" car il réalisera en 1928 le magnifique film "The Mysterious Lady".

Entre autre, toujours de magnifiques costumes et à fortiori dans ce film où Elena doit séduire en toutes circonstances qu'elle soit à Paris ou aux confins de la pampa. Un contraste saisissant vis-à-vis de la population de ce village. Elena voulant, de par son tempérament, attiser les hommes aura créé des discordes, mésententes et déchéances, cette dernière se retournant contre elle. La morale est sauve...

Il semblerait qu'il y ait une fin alternative. (sic)

J'en concluerai que le jeu de Greta Garbo, en plan de fin,est malgré tout émouvant.

Stiller dirigeant Greta Garbo et Antonio Moreno - Une des scènes coupées probablement.

Quelques anecdotes bien à propos concernant ce film.

Mauritz Stiller était sous contrat pour trois ans et Garbo voulait se sentir libre de partir en même temps que lui.devant les hésitations de Greta, la MGM., qui voulait avant tout exploiter le succès naissant de sa star, abandonna un temps ses problèmes de contrat et lui fit tourner un nouveau film, La Tentatrice, qui devait être réalisé par Stiller lui-même. Ce dernier était fort content de pouvoir enfin travailler; Garbo était également ravie de le retrouver et, pendant 10 jours ce fut véritablement paradisiaque ... jusqu'à ce qu'on retire le film des mains de Stiller. Certains analystes ont vu cette décision comme une volonté délibérée d'humilier le réalisateur suédois, mais rien dans les archives de la MGM ne permet véritablement cette interprétation. D'après tous les témoignages qu' on a pu recueillir sur cette histoire, il apparaît en fait qu'on jugeait Stiller totalement inadapté à la discipline d'un grand studio américain; il était, selon les critères hollywoodiens, incapable d'assumer une mise en scène à l'américaine, c'est-à-dire d'accepter des directives plus ou moins imposées par la compagnie. Il est certain également que sa mauvaise connaissance de la langue anglaise n'arrangeait rien car les instructions que Stiller donnait sur le plateau ne semblaient claires ni aux acteurs ni aux techniciens(un problème que Victor Seastrom, lui, ne rencontra jamais car il avait déjà passé une partie de sa jeunesse en Amérique). Toujours est-il que, compris ou non, Stiller n'en perdait pas moins son arrogance lorsque ses collaborateurs incapables de saisir ce qu'il avait voulu dire, se voyaient forcés de croiser les bras en attendant des explications. Stiller se heurta tout particulièrement à Antonio Moreno, partenaire masculin de Garbo. Il lui fit comprendre qu'il était bien trop prétentieux et susceptible (Moreno acceptait mal de se voir voler la vedette par une femme, et Stiller lui avait demandé sans trop d'égards de se coiffer "à la Pompadour" pour paraître un peu plus grand que Garbo!). de toute manière aux yeux de la MGM., Stiller était coupable d'un pêché impardonnable, qui excluait tout compromis: il leur faisait perdre du temps et de l'argent. A Hollywood,tous les réalisateurs préparaient soigneusement chaque scène bien avant le tourange; Stiller, lui, préférait faire répéter le jour même sur le plateau, de manière à laisser une part de hasard et de spontanéité dans sa création. Mais le système hollywoodien n'était pas fait pour favoriser l'expression des singularités de chacun. De plus, la MGM venait de vivre un différent similaire avec Eric Von Stroheim pour le tournage de "La Veuve Joyeuse" et Mayer et Thalberg s'étaient jurés de ne plus laisser des réalisateurs quelque peu despotes avoir le dernier mot. Toute cette affaire toucha probablement Garbo elle-même, qui écrivit à une amie suédoise : "cette histoire qui est arrivée à Moje (c'est ainsi qu'elle appelait Stiller m'a démoralisée; j'ai bien cru que c'était la fin de toute période heureuse pour nous" mais ce qui déprimait encore plus Garbo à peu près au même moment fut la nouvelle de la mort de sa soeur Alva qui, après une carrière cinématographique en Suède avait succombé à la tuberculose. En fait, Stiller garda pendant 24 heures le cable annonçant cette triste nouvelle et n'en donna connaissance à Garbo que le lendemain, en plein tournage, au beau milieu d'une scène de bal costumée, ce qui montrait à quel point son perfectionnisme pouvait le pousser à des extrémités. Sven-Hugo Borg, qui était alors l'interprète de Garbo a raconté à ce sujet, : "un silence religieux envahi la plateau à l'annonce de la mort de la soeur de Greta. Cette dernière resta muette quelques instants, se cachant le visage de ses deux mains puis elle se leva et dit : " très bien Mauritz, continuons!" et, avec un faible sourire elle reprit sa place.

C'est la tristesse profonde de Garbo à ce moment précis qui lui donna certainement l'air désespéré qu'elle a dans cette séquence de la Tentatrice tournée par Stiller et conservées par Fred Niblo, lorsque ce dernier remplaça Stiller à la réalisation. Pendant les 10 jours de tournage que Stiller assura avant d'être évincé, le réalisateur suédois parvient à donner une image unique, presque magique de Garbo. Il dirigea notamment cette séquence de bal masqué que nous mentionnions plus haut et où Garbo fait une entrée fulgurente, dans le rôle d'une femme mariée qui repousse dédaigneusement son dernier amant en date avant de se frayer un passage au milieu des invités. Avec son corps élancé, Greta se déplace dans un mouvement qui exprime tout à la fois tension et provocation. C'est à ce moment là qu'elle arrive face à face avec le personnage incarné par Antonio Moreno et en un éclair on est frappé par ce qui va être une constance chez Garbo tout au long de sa carrière à l'écran : cet air de lassitude sur le visage, qui est ici à demi caché par un loup blanc. Chez toute autre comédienne, cette apparence ne serait que la marque d'une fatigue ou d'une indifférence banale, tandis que chez Garbo elle traduit le désespoir profond d'un personnage de femme fatale, condamnée à faire chuter tous les hommes sur son chemin. Dans la scène en question Garbo saisit son partenaire dans une étreinte qui montre bien ou est le dominateur. Cette attitude caractérisera la comédienne dans la majorité de ses rôles: elle représentera toujours l'amour vécu comme une passion intense. Mais dans cette séquence de la Tentatrice, elle n'abat pas toutes ses cartes d'un coup et crée la surprise en couvrant son partenaire de petits baisers sur les joues, puis, après un baiser un peu plus long sur les lèvres, elle s'enfuit, longue silhouette phosphorescente sur fond de clair de lune. Entre temps, elle a laissé derrière elle une atmosphère chargée d'érotisme. "Garbo", commenta beaucoup plus tard le réalisateur Georges Cukor, "établit un type de rapports très spéciaux avec le public : elle a le don de montrer d'une simple allusion que les pensées secrètes défient la décence". C'est effectivement dans la Tentatrice que la comédienne eut pour la première fois l'occasion d'exhiber ce talent très rare. Malheureusement, le reste du film tourné par Fred Niblo, est beaucoup moins raffiné: le nouveau metteur en scène transforme le personnage de Garbo en en faisant une vamp terre à terre et sans nuance( ce qu'il avait déjà fait 4 ans auparavant avec Nita Naldi dans Blood and the Sand). Dès lors, la séduction n'est plus qu'une mécanique vide, où toute vérité psychologique a disparu mais fort heureusement, Garbo fut beaucoup mieux traitée dans ses films suivants: on peut dire que si la MGM s'est malencontreusement débarrassée de Mauritz Stiller, elle a cependant conservé sa vision de la star. Lorsque Stiller fut renvoyé, Greta brandit elle-même la menace d'arrêter le tournage du film ( dans un premier temps, le réalisateur Suédois, complètement abattu l'y encouragea). Sven Hugo Borg-son interprète- prétend que c'est finalement lui-même qui dissuada Garbo d'abandonner le film. Il y réussi: "je crois que c'était la toute première fois que Greta allait contre les désirs de Stiller. L'influence que ce dernier avait exercée était terminée". Le dénommé Borg a d'ailleurs laissé toute une série de témoignages sur celle dont il devait de plus en plus partager l'existence à partir du moment où Stiller s'éclipsa. Il n'est pas exclu que, dans ce qu'il a raconté à ce sujet, le jeune Borg ait voulu se donner de l'importance, mais dans l'ensemble ses mémoires ont l'accent de la vérité. "Elle était terrifiée, perdue sans Stiller", peut-on lire encore sous la plume de Borg; "me rejoignant après avoir tourné une scène particulièrement éprouvante, elle s'effondra à mes côtés et murmura"Borg, je crois que je vais retourner au pays... tout ça ne vaut plus le coup n'est-ce pas ?" "je crois que je vais retourner au pays" : cette petite phrase entra dans la légende et a été utilisée à l'infini pour symboliser l'esprit indépendant de Garbo.

C'est aussi à partir de son expérience dans La Tentatrice que Garbo commença détester les problèmes de garde-robes, dans la mesure où chacun de ses rôles exigeait une incroyable gamme vestimentaire."tous ces costumes à essayer et à passer constamment..." se plaignait-elle..."voila pourquoi, je n'ai plus le goût des vêtements... tous ces choix à faire!... je veux vite oublier ça dès le film terminé!". Dans ces conditions, on ne s'étonnerait pas qu'André Ani, principal costumier de la MGM; ait déclaré: "Garbo faisait le désespoir du service des costumes. Elle se plaignait:"toutes ses robes ... j'aimerais autant qu'elles soient comme des sacs pour sauter dedans sans complication!"De son côté, Rilla Page Palmberg, célèbre journaliste de l'époque confirma ses dires dans la première grande interview qui fut faite de l'actrice!"Elle était grande, plutôt maladroite et mal assurée... elle portait un petit tailleur tout simple qui avait besoin d'un bon coup de fer! Ses yeux étaient abrités par une visière verte... elle disait ne pas supporter le soleil californien". Dans cette interview, Garbo avoue avoir était prise de panique après le départ de Stiller, mais refusait d'en dire plus sur la question. L'article se terminait par le commentaire suivant de Rilla Palmberg:"Greta Garbo va fasciner baucoup de gens, mais je crois qu'elle restera à jamais un mystère et comme pour confirmer l'idée maintes fois exprimées d'une Garbo fuyante et indéfinissable, l'article avait été intitulé "la mystérieuse étrangère". A cette époque, les attitudes psychologiques respectives de Garbo et de Stiller s'inversèrent : ce dernier afficha une morosité et un pessimisme qui, d'habitude, caractérisait son ex-protégée. Quant à Garbo, après la Tentatrice qui ne fut terminée qu'au bout de 18 longues semaines (un record, dans les studios où la moyenne était de 5 semaines), elle fut immédiatement lancée sur une autre tournage et la MGM consolida les liens qui l'attachaient à sa vedette. pour Garbo qui n'avait obtenu à l'origine qu'un permis de travail de 6 mois en Amérique, la MGM obtint 6 mois supplémentaires en janvier 1926; puis, en juillet, la compagnie demanda un permis d'un an-soit le maximum autorisé pour un étranger non résidant. Quant à Stiller, une lettre de la firme Loeb, Walker et Loeb de Los Angeles (qui représentait la MGM sur le plan juridique) conseilla à la compagnie de s'abstenir de demander une prorogation de son contrat sauf si elle avait l'intention d'utiliser encore ses services après le 6 juillet 1926 ( date qui marquait le premier anniversaire de l'arrivée de Stiller aux Etats-Unis). Pour Stiller, ce fut effectivement le début de la fin: il fut forcé de renoncer à voir son nom mentionné au générique de La Tentatrice et entra dans une période de disgrâce et de dépression. Jusqu'au moment où Erich Pommer, producteur allemand alors employé par la Paramount, demanda à Jess Lasky, Directeur des Productions de cette Compagnie, d'essayer d'emprunter Stiller à la MGM, pour la réalisation du film de Paula Negri , Hôtel Impérial. La MGM ne consenti à demander une extension de 6 mois du permis de travail de Stiller qu'au tout dernier moment, car elle voulait être absolument sûre que Stiller serait désormais en dehors du champ d'influence de Garbo. A cet égard on peut citer un curieux memorendum, daté du 12 juillet 1926(soit 3 jours après la prolongation officielle du séjour de Stiller en Amérique) et émanant de William A. Orr, qui représentait la MGM à New-York. Cette note adressée à Louis B. Mayer, stipulait:"je pense qu'il est de mon devoir de vous informer de certains éléments sur le cas Stiller. Je sais que le Ministère de Travail possède des informations entâchant la réputation du réalisateur suédois. J'ignore la nature exacte de ces informations mais on peut supposer, qu'elles ont été transmises par une lettre anonyme provenant de quelqu'un qui souhaite le départ de Stiller de notre pays. J'insiste sur le fait que je n'ai aucune preuve formelle de tous ces faits supposés, mais ce que je peux affirmer, c'est qu'il existe des obstacles à la prolongation du séjour de Monsieur Stiller". Ce qui frappe dans cette note, c'est la discrétion avec laquelle l'auteur parle de l'affaire-"il existe des obstacles"... "lettre anonyme"...- discrétion qui n'est pas habituellement de mise dans un memorendum confidentiel, excepté si les faits concernent des questions de moeurs, en particulier sexuelles. Il faut dire qu'à l'époque, Hollywood était très sensible aux accusations de "dépravation morale": le Code Hays qui fixait les règles et les normes en la matière, créait de sérieuses difficultés dans le cas de scénarii peu conventionnels. En fait, la crainte de voir la Censure fédérale s'abattre sur une futur film était toujours présente . Ainsi, dans l'affaire Stiller, un simple soupçon laissant supposer que son comportement pourrait être gênant joua certainement dans son différent avec la MGM. William Orr ne se trompait pas, qui écrivait dans ce même mémorendum: " je suppose que vous voudrez conserver Garbo aussi longtemps que possible".

Texte extrait de l'excellente biographie d'AlexanderWalker (Editions du Fanal -1981)

Ces anecdotes se veulent être aussi un hommage à Mauritz Stiller.

J'espère vous avoir donné l'envie de voir ou revoir ce film.

En voici un petit extrait vidéo.



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ROMANCE

 L'affiche du film.

SYNOPSIS

Un vieil évèque protestant Tom Armstrong, apprend que son petit-fils Harry à l'intention d'épouser une jeune actrice. L'Evèque réticent à ce mariage lui raconte alors sa propre histoire lorsqu'il était jeune pasteur. Il vécut une tragique liaison amoureuse avec une brillante chanteuse d'opéra Rita Cavallini. Lors d'une soirée donnée par le millionnaire Cornelius Van Tuyl, ils tombent amoureux l'un de l'autre. Le jeune pasteur souhaite épouser Rita. Mais apprenant que celle-ci fut la maîtresse de Van Tuyl et qu'elle l'a revu, celui-ci la quitte et se consacre à son devoir. Finalement, le soupirant décide de revoir celle qu'il aime et lui demande de passer une dernière nuit avec elle. Mais elle le repousse et prie pour qu'il surmonte sa passion. Il renoncera à sa bien aimée dont il apprendra la mort des années plus tard dans les journaux.

Extrait de : http//66.249.93.104/translate_c?hl=fr&u=http://www.tcm.com/thismonth/article.jsp...

CASTING

 Distribution

- Greta Garbo:           Madame Rita Cavallini

- Lewis Stone:           Cornelius Van Tuyl

- Gavin Gordon:        Tom Armstrong

- Elliott Nugent :        Harry

- Florence Lake:        Susan Van Tuyl

- Clara Blandick:        Miss Abigail Armstrong

- Henry Armetta :       Beppo, the opera Theater manager

- Mathilde Comont :   Vannucci, Rita's Maid

- Rina De Liguoro :     Nina

   Reste de la distribution par ordre alphabétique :

- Roy D'Arcy:            (uncredited)

- Rolfe Sedan:            Opera Audience member (uncredited)

- William Stack:          Party Guest Gossiper (uncredited)

FICHE TECHNIQUE

Clarence Brown    (uncredited)

Scénaristes          (in alphabetical order)

- Edwin Justus mayer

- Bess Meredyth

- Edward Sheldon   Play

Produit par

Clarence Brown      Producer

Musique Originale

William Axt           (uncredited)

Martin Luther        (song"A Mighty Fortress in our God") (uncredited)

Lady John Scott    (song"Annie Laurie") (uncredited)

Image

William H. Daniels (as William Daniels)

Montage

Hugh Wynn

Leslie F. Wilder     (uncredited)

Direction artistique

Cedric Gibbons

Création des costumes

Adrian     (gowns)

Technicien du son

Douglas Shearer       recording director

Ralph Shugart           sound recording engineer (uncredited)

Divers

Ejnar Westling          lyricist : "Romantik"

Milton Brown           still photographer (uncredited)

Robert Burns            lyricist "auld lang Syne" (uncredited)

William Douglas        lyricist : original lyrics to"Annie Laurie" (uncredited)

Diana Gaylen            singing voice : Greta garbo (uncredited)

Frederick H. Hedge  Music arranger : "A mighty Fortress is our God"

Paul Lamkoff            Orchestrator   (uncredited)

Paul Marquardt         Orchestrator  (uncredited)

Frederick Stahlberg   Orchestrator (uncredited)

Production Companies

- Metro-Goldwyn-Mayer (MGM)

Distributors

- Metro-Goldwyn-Mayer (MGM)

Durée: 76 min

Pays: USA

langue: Enghlish

Couleur: Black and White

Son: mono (Western Electric Sound System)

Classification: USA : approved

Anecdotes: La pièce originale a été jouée à New-York le 10 février 1913.

Récompenses de Romance (1930)

Greta Garbo : nommée pour l'oscar de la meilleure actrice

Clarence Brown : nommé pour l'oscar du meilleur réalisateur.

Extrait de : http://french.imdb.com/title/tt0021310/combined

Mon Avis et quelques photos tirées du film.

C'est une magnifique histoire mise en scène par Clarence Brown, n'en déplaise aux échotiers. Ce film fut critiqué et pourtant nous sommes bien loin des vamps jouées et imposées par Hollywood.

Ce long métrage nous présente un flash back (très moderne pour l'époque, le parlant n'a que trois ans...) il faut relativiser. Ce film est adapté d'une pièce de théâtre. Il a forcément une allure théâtrale ce qui est plaisant. Je n'ai pas lu la pièce. Donc, bien vu, par Clarence Brown, une mise en scène à la hauteur de la Divine. Greta Garbo nous ravi, nous émeut, presque toutes les facettes de son jeu y sont résumées. Elle nous charme beaucoup dans ce film contrairement à ce que d'autres pensent, son accent à un charme indéniable. Greta Garbo est tout simplement belle, sensible et lumineuse. Elle aurait pu tomber dans le tragique des pièces raciniennes, ce n'est pas le cas. Tout est en nuance. Durant tout le film, elle sourit, son rire à elle (non doublé comme dans Ninotchka). Sa voix, son regard transcendent tout le film, elle est à l'aise encore une fois avec l'acteur Lewis Stone. Peut-être que cet excellent acteur au jeu et au regard doux lui rappelle le regretté Mauriz Stiller, trop tôt disparu. S'il y eut un film qui put nous faire penser à ce qu'elle fut dans sa vie privée, c'est dans celui-ci qu'il faut le chercher, peut-être. Le jeu de Greta est toujours très codé (jeu du regard...), à chacun d'y déceler ce que bon lui semble.Regardez bien son jeu magnifique quant elle ironise, lorsqu'elle philosophie sur l'existence et l'amour. A mon avis, l'accent de Greta n'est pas un défaut mais un atout, il rajoute à son charme.Ah! cette voix rauque et suave à la fois, combien d'encre n'a-t-elle pas fait couler ? A propos de Gordon Gavin, son partenaire, en ne mettant pas pour autant son talent en doute, celui-ci ne fut pas à la hauteur(froideur du personnage- notons qu'il est Pasteur mais enfin...). Il faut souligner que les critiques de l'époque avaient la "dent dure". Greta Garbo avait proposé Gary Cooper pour le rôle mais celui-ci était indisponible.(sic). On peut imaginer ce qu'aurait donné à l'écran le couple Garbo-Cooper comme ce fut le cas dans le film "Susann Lennox" avec Clark Gable...

Notons encore ses robes merveilleusement bien portées avec autant d'élégance dans des costumes d'époque que dans des costumes contemporains. Il est bon de rappeler que c'est seulement son deuxième film parlant après Anna Christie mais, par sa ténacité et son ardeur au travail, rien ne laissa transparaître. Tous les biographes sont d'ailleurs unanimes. Ce film serait une forme d'ébauche de ce que sera l'adaptation du " Roman de Marguerite Gautier"- "CAMILLE," le seul film qu'elle aima.

Il ne faut pas oublier qu'en novembre 1930, elle fut nommée aux oscars à la fois pour Anna Christie et Romance mais n'obtint pas celui-ci. L'Académie lui préféra Norma Shearer pour le film "The Divorcee" (sic).

Une petite citation de Norbert Lusk qui écrivit dans le "Jeu d'images" que l'interprétation de Garbo est d'une beauté pure, un mélange d'intelligence et d'émotions, un portrait intense et poétique d'une femme qui rejette l'amour parce qu'elle se considère indigne de l'homme aimé.

Extrait de : http://66.249.93.104/translate_c?=fr&uhttp://www.tcm.com.thismonth/article.jsp....

Mon discours et mon admiration seraient peut-être exagérés pour d'aucun mais quand on aime.....

J'espère vous avoir donné envie de voir ou revoir ce magnifique film.



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WILD ORCHIDS

  L'affiche du film

Terre de Volupté - (titre français)

SYNOPSIS

John Sterling emmène sa femme Lillie à Java où il pense acheter des plantations de thé. C'est un homme mûr - plus de cinquante ans - et la différence d'âge avec son épouse est importante; cependant, il la néglige, ce qui provoque certaines frustrations chez elle, une très belle et très romantique jeune femme.

Ils embarquent sur un paquebot. Par hasard, Lillie est témoin d'une scène cruelle: un passager bat un de ses serviteurs. L'homme violent est immédiatement séduit par cette femme mystérieuse et il va tout entreprendre pour faire sa connaissance. Ainsi, il entre en contact avec le mari, qu'il intéresse par son expérience du marché du thé javanais. John présente son nouvel ami, le jeune et beau prince De Gace, à sa femme, qui reconnaît aussitôt l'homme antipathique. Plusieurs situations vont permettre au prince de se rapprocher de Lillie, qui va le repousser. Il l'embrassera même de force. Lillie essaie de parler à son mari, en vain.

A Java, les époux Sterling sont les hôtes du prince, dans sa vaste et superbe demeure. Lillie fait tout pour ne jamais rester seule avec celui-ci: elle désire même accompagner John dans ses investigations professionnelles, ce qui ne lui plaît guère. Finalement, Lillie et De Gace se retrouvent seuls quelques heures, pendant lesquelles il intensifie ses assauts.Il la force de nouveau... elle cède et l'embrasse en retour.

John revient et surprend des embrassades en ombres chinoises : est-ce sa femme avec De Gace? Ses soupçons seront confirmés. Lors du chasse au tigre, il laisse l'animal sauvage attaquer Ge Gace puis tue le fauve. Le prince est gravement blessé.

John décide de retourner seul aux Etats-Unis mais Lillie le rassure: elle n'aime que lui, ainsi ils peuvent rentrer ensemble.

FICHE TECHNIQUE

- Titre original : Wild Orchids

- Réalisation: Sydney Franklin

- Scénario : Willis Golbeck, Hanns Kräly, Richard Schayer, Marian Ainslee et Ruth Cummings (intertitres), d'après l'histoire Heat de John Colton

- Image : William H. Daniels

- Montage : Conrad A. Nervig

- Direction artistique : Cédric Gibbons

- Production : MGM

- Pays : Etats-Unis

- Durée : 100 min

- Format : Noir et blanc - film muet

- Date de sortie : 23 février 1929 (USA)

DISTRIBUTION

- Greta Garbo : Lillie Sterling

- Lewis Stone : John Sterling

- Nils Asther : Prince De Gace

AUTOUR DU FILM

Quelques remarques générales

- A noter une amusante réplique, assez critique sur l'Hollywood de l'époque, prononcée par le personnage de John Sterling, le vieux mari de Lillie, lorsque le prince De Gace leur montre un grand lit (King Size) et que le pauvre John croit comprendre qu'il devra le partager avec sa fabuleuse et jeune femme "Good Lord, a double bed!"("Mon Dieu, un double lit"), ce qui ne se pratiquait pas dans les films de cette période...(Heureusement pour John, le prince le mène ensuite à sa chambre...)

GRETA GARBO

- Il s'agit du 15è film de Greta Garbo qui était alors âgée de 24 ans, le 8è de sa carrière hollywoodienne.

- Avec l'acteur Lewis Stone, elle aura partagé l'affiche dans les films suivants: Intrigues (1928), Terre de Volupté (1929), Romance(1930), L'Inspiratrice(1931), Mata Hari (1931), Grand Hôtel (1932) et La reine Christine (1932).

- Avec l'acteur Nils Asther, outre Terre de Volupté (1929) elle aura joué dans Le Droit d'Aimer(1929).

Extrait de : http://fr.wikipedia.org/wiki/Terre_de_volupt%C3%A9

MON AVIS ET QUELQUES PHOTOS TIREES DU FILM

Très beau film non par l'originalité du scénario mais par une mise en scène et un jeu d'acteurs qui rend plaisant le film. Le classique trio amoureux.

Pour parler de quelques scènes : celle de l'embarcadère et le bain de foule auront dû être difficiles pour Greta, elle qui dans la vie appréhendait la foule mais, en grande professionnelle,ne laisse rien transparaître.

Un magnifique gros plan de Greta qui s'offusque de voir cet homme (Nils Asther) maltraitant un serviteur.Le jeu d'acteur de Nils me semble quelque peu surjoué dans la première partie du film, ce qui n'enlève rien au talent de cet acteur. Que l'on s'entende bien.

Un point important à soulever est le travelling sur le pont du paquebot où Greta apparaît naturelle et lumineuse. Quelle soit en tenue de soirée ou avec un simple chandail, avec des cheveux plaqués ou ébouriffés, elle nous apparaît toujours d'une élégance sans pareil.

Je me répète peut-être mais tout au long du film, je trouve Greta très belle et d'une grande photogénie.Les images de W. Daniels n'y sont pas étrangères.

Un petit aparté sur la réalisation : d'aucun pourront dire que celle-ci est d'une facture moyenne, pour moi, je la trouve bien enlevée. Sydney Franklin (le réalisateur) y aura mis tout son talent.

Nous pourrons remarquer également les très belles chorégraphies données en l'honneur de Greta et de son mari et notamment la chorégraphie folklorique féminine de l'ïle de Java. Nous remarquerons également tous les efforts de Lillie Sterling pour susciter l'amour de son mari, notamment lorsque revêtue du costume d'une danseuse (qui lui sied à merveille) elle est ignorée par celui-ci. On pourra apprécier le jeu drôle de Greta dans cette scène.

Il faut tout le talent de Greta qui, pendant le tournage, appris le décès de Mauriz Stiller et qui ne laissa rien parâitre de son chagrin.

En ce qui concerne ses tenues vestimentaires, j'ai toujours admiré Greta dans des vêtements sombres mais elle porte également à merveille le tailleur blanc.  Et comme chacun sait elle aimait porter les pantalons et la scène de chasse qui plus est lui permet de revêtir un costume au look androgyne. Mais aussi, remarquons que Greta portait les chapeaux comme personne!

D'une manière générale, ce film a quelques accents de comédie romantique malgré un sujet grâve.

L'épilogue: peut-être une leçon pour son époux qui enfin comprendra tout l'amour que lui porte Lillie.

Il est toujours d'actualité de dire "l'amour est aveugle".

J'espère vous avoir donné envie de voir ou de revoir ce film.

C'est lors de cette scène de tournage qu'elle appris le décès de Mauriz Stiller.

Vous aurez remarqué que je ne traite pas chronologiquement la filmographie et ceci dans le but de ne pas lasser le lectorat.

Voici un extrait vidéo.



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The Single Standard

L'affiche du film.

Le Droit d'aimer - titre français.

SYNOPSIS

Arden est une belle jeune femme de la bonne société, disposant d'une très bonne éducation et, surtout, munie d'une forte personnalité. Elle contemple avec un dédain critique le comportement rude et peu respectueux - en particulier envers les femmes- des hommes autour d'elle. Par manque de convention et par désir "d'autre chose", elle conduit des voitures, s'acoquine avec un des chauffeurs, ce qui n'est pas accepté par ses pairs.

Un jour où elle sort seule en ville, elle fait la connaissance d'un aventurier, Packy, à la fois peintre, boxeur et marin. Ils deviennent amants et il l'emmène plusieurs mois dans une croisière autour du monde, sous le soleil exotique des îles.

Mais il a besoin de solitude pour créer, alors il la ramène chez elle et annonce que leur relation est terminée.

Arden épouse un de ses anciens prétendants, Tommy, et ils ont un enfant ensemble.

Un jour, le beau Packy revient et la pauvre Arden est tiraillée entre son amour toujours vif pour celui-ci et sa dévotion naturelle pour sa famille. Son coeur balance, elle hésite. Tommy veut même y mettre bon ordre, avec des moyens violents envers l'aventurier. Finalement, il n'en aura pas besoin, Arden fait parler sa raison et le marin repart autour du monde pour de nouvelles aventures.

FICHE TECHNIQUE

- titre original : The Single Standard

- Réalisation :   John S. Robertson

- Scénario :      Joséphine Lovett, Marian Ainslee(intertitres) d'après  un roman de Adela Rogers St Johns

- Image :          Oliver T. Marsh

- Musique :       William Axt

- Montage :      Blanche Sewell

- Direction artistique : Cédric Gibbons

- Production :    John S. Robertson pour la MGM

- Pays :             Etats-Unis

- Durée :           71 min

- Format :         Noir et blanc - film muet avec bande musicale

- Date de la sortie américaine : 27 juillet 1929

DISTRIBUTION

- Greta Garbo : Arden Stuart Hewlett

- Nils Aster   : Packy Cannon

- Johnny Mack Brown : Tommy Hewlett

AUTOUR DU FILM

Greta Garbo

- Il s'agit du 16ème film de Greta garbo qui était alors âgée de 24 ans, le 9ème de sa carrière hollywoodienne.

- Avec l'acteur Nils Aster, outre Le Droit d'aimer (1929) elle aura joué dans terre de volupté (1929).

NILS ASTHER

Nils Asther est d'origine suédoise, comme Greta Garbo, et, également comme elle, il a débuté sa carrière sous l'égide de Mauritz Stiller.

Extrait de http://fr.wikipedia.org/wiki/Le Droit_d%27aimer_%28 film%29

Mon avis et quelques photos tirées du film

Ce film nous raconte l'histoire tout à fait moderne d'une femme libérée ayant droit à l'amour. Avec plus d'un demi-siècle d'avance, le droit d'aimer d'une femme malgré les préjugés et les conventions de l'époque.

- deux passages qui m'ont particulièrement touchés : la scène du jeu de ballon en bord de mer et les moments d'étreintes avec son fils.

Besoin est-il de rappeler, au vu de cette scène criante de vérité, les qualités humaines de Greta garbo bien loin des stéréotypes dont une "certaine presse" la caractérisait souvent froide et distante.

A nouveau, un film à l'opposé des scénarios de femme fatale que la MGM lui imposait souvent;

Quelques scènes qui m'ont particulièrement plu :

- celle du passage du parapluie et qui démontre le caractère indépendant de Greta lorsqu'elle se fait accoster par un individu et sur l'insistance de celui-ci, lui abandonne le parapluie en le laissant interloqué. Scène toute en finesse et en élégance.

Une autre scène (pur hasard ou pure coïncidence): le nom du bâteau : le solitaire, all alone (elle qui adorait les moments de solitude)

On connaît l'importance musicale pour les films muets, celle de William Axt est très bien si ce n'est le thème un peu trop récurrent pour moi.

Malgré cette passion amoureuse, l'épilogue nous ramènera aux véritables valeurs de la Famille.

Un happy end comme on les aime.  

"Pour connaître Garbo, il faut connaître le Nord... Elle sera toujours une Nordique, avec ce que cela signifie de pondération et d'introversion. Pour la connaître, il faut expérimenter le vent, la pluie et les cieux sombres qui font broyer du noir. Elle appartient à ces éléments physiquement et symboliquement... Elle restera toujours une enfant de Vikings, agitée par un rêve de neige.

                                                    Citation de Mercedes d'Acosta.   

         

        

        

     

     

     

     

       Voici un petit extrait vidéo.



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Susan Lenox "La Courtisane" titre français

L'affiche du film.

SYNOPSIS.

Helga , jeune orpheline élevée par son oncle, Ohlin, est traitée en esclave par ce dernier qui la destine au très repoussant Jeb Mondstrum. Helga s'échappe et se réfugie chez Rodney Spencer qui ressemble littéralement au prince charmant. Les deux jeunes gens s'éprennent l'un de l'autre quand tout à coup surgissent les deux méchants : Ohlin et Jeb Mondstrum.

CASTING COMPLET.

Réalisateur : Robert Z. Leonard (non crédité)

ACTEURS :

Susan Lenox                       Greta Garbo

Rodney                               Clark Gable

Ohlin                                   Jean Hersholt

Burlingham                          John Miljan

Mondstrum                         Alan Hale

Mike Nelly                          Hale Hamilton

PRODUCTEUR                 Robert Z. Leonard

PRODUCTION                 Metro Goldwyn Mayer (MGM)

SCENARISTE                   Wanda Tuchok

DIRECTEUR DE LA PHOTOGRAPHIE : William Daniels

FICHE TECHNIQUE

N&B

Format du son:                     mono

Format de projection:           1.37:1

Format de production:          35 mm

Tourné en :                           Anglais

Extrait de http://www.allociné.fr/film/casting_gen_cfilm=4396.html

Mon avis et quelques photos tirées du film.

L'histoire touchante d'une jeune femme maltraitée par la vie et sa famille qui s'enfuit de chez elle et rencontre Rodney, incarné par un autre monstre sacré Clark Gable, leur seule rencontre professionnelle.

Un film nous démontrant que par sa ténacité et animée par l'amour qu'elle vient de rencontrer, Greta parvient à nous enthousiasmer tout au long du film (un peu à la manière d'un road movie) sans pour autant tomber dans le mélodramatique.

Bien avant Ninotchka, Greta sourit. Quelques scènes bien à propos:

- La scène du repas au début du film est très cocasse lorsque C.  Gable lui offre porto et caviar (mets inconnu pour elle)

- Une autre "celle de la partie de pêche"

- Une autre encore "son ironie à table une fois installée dans le grand monde".

Il faut tout le talent de Greta pour nous convaincre que d'une situation devenue presque irréversible celle-ci devienne magique (à savoir le happy end).

Remarquons aussi que les moments les plus romantiques sont accompagnés par de très beaux extraits musicaux de Tchaikovsky.



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La Belle Ténébreuse

The Mysterious Lady "La belle ténébreuse" titre Français.

L'affiche du film.

SYNOPSIS

Dans la Vienne des années 10, un soir à l'opéra, l'officier Karl Von Rdaen fait la connaissance d'une belle femme seule et mystérieuse. Il la raccompagne chez elle, puis, un geste entraînant le suivant, ils tombent dans les bras l'un de l'autre. Tania et Karl passent ensemble la journée du lendemain, dans une passion partagée et unique. Le soir même, Von Raden doit partir en mission amener des documents secrets à Berlin. Ils se quittent, en se promettant de se revoir au plus vite dès son retour. Tania reçoit un message de Boris, à qui elle manque énormément et qui la rappelle donc à Varsovie.

Sur le quai de la gare, Von Raden rencontre son oncle, chef des Services de contre-espionnage qui lui révèle que Tania est une espionne russe et qu'un traître sévit dans l'administration austro-hongroise. Karl en est bouleversé et, plus tard dans le train, Tania lui fait la surprise de sa présence. Il lui avoue tout savoir d'elle et la rejette alors même qu'elle lui répète son amour. Elle le quitte, et lui s'endort.

A l'arrivée à Berlin, les documents ont disparu. Von Raden est ensuite jugé, déchu de son titre militaire et expédié en prison pour haute trahison. Son oncle le fait libérer pour l'envoyer en mission à Varsovie pour découvrir qui est le vrai traître car il sait que ça n'est pas son neveu.

A Varsovie, Von Raden se fait passer pour un pianiste et est ainsi engagé dans une réception donnée par le Général Boris Alexandroff, chef de l'espionnage ruisse et amant de Tania. Celle-ci reconnait Karl et désire se racheter et prouver son amour en lui confiant des documents secrets révélant le nom de l'espion viennois. Quelques retournements de situation plus tard,à l'avantage d'un camp puis de l'autre, Karl et Tania peuvent finalement rejoindre sains et saufs l'Autriche.

FICHE TECHNIQUE

Titre original : The Mysterious Lady

Réalisation : Fred Niblo

Scénario : Bess Meredyth, Marian Ainslee et Ruth Cummings (intertitres), d'après le roman War in the Dark de Ludwig Wolff

Image : William H. Daniels

Montage : Margaret Booth

Direction artistique: Cédric Gibbons

Production : MGM

Pays : Etats-Unis

Durée : 96 min

Format : NOir et Blanc - film muet

Date de la sortie américaine: 4 août 1928

DISTRIBUTION

Greta Garbo : Tania Fedorova

Conrad Nagel : le capitaine Karl Von Raden

Gustav von Seyffertitz : le général Boris Alexandroff

Extrait de : http://fr.wikipedia.org/wiki/la_Belle_T%C3%A9n%C3%A9breuse.

Voici mon avis et quelques photos tirées du film.

Superbe film de Fred Niblo. Greta Garbo y interprète Tania, une élégante espionne russe, à la veille de la première guerre mondiale, usant de tous ses charmes afin d'obtenir des secrets militaires d'un Officier Autrichien, interprété par l'excellent Conrad Nagel. Greta nous dévoile tout son jeu d'actrice et cette présence toujours aussi captivante. Dans ce très beau film, on peut la voir évoluer dans un rôle qui préfigure, à mon sens, déjà, un peu la célèbre "Mata Hari". L'attirance amoureuse des deux protagonistes m'a particulièrement touché malgré la trahison de Tania, l'amour l'a emporté sur le sens du devoir. Un passage difficile à soutenir est le déshonneur de Karl Von Raden lorsqu'il est dégradé par son Etat Major. Une des scènes clé du film évidemment est celle de la rencontre dans le compartiment ... Une autre scène de "suspens" lorsque Greta accoudée au piano, où joue Karl, attend le moment opportun pour saisir l'information dissimulée dans une des partitions musicales.



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FILMOGRAPHIE

- 1920 - Herr och fru Stockholm (littéralement Monsieur et    Madame Stockholm) de Ragnar Ring; (Greta Garbo dans un court film publicitaire)

- 1921- Konsum Stockholm Promo (promotions des magasins Konsum Stockholm) de Ragnar Ring; (Greta Garbo dans un court film publicitaire)

-1921-En Lyckoriddare (le chevalier du bonheur) de John W. Brunius- Greta Garbo interprète une servante.

-1922 -Kärlekens ögon (Les yeux de l'amour) de John W. Brunius; (rôle de figuration)

-1922 -Luffarpetter (Pierre le vagabond) de Erik A. Petschler -Greta garbo interprète le rôle de greta

-1924 -La Légende de Gösta Berling (Gösta Berlings saga) de Mauritz Stiller Une jeune comtesse italienne, Elizabeth Dohna

- 1925 -La Rue sans joie (Die Freudlose Gasse) de G.W. Pabst - Greta rumfort, la fille d'un fonctionnaire (Greta garbo n'est pas mentionnée au générique)

- 1926- Le Torrent (torrent) de Monta Bell - Léonora Moreno, jeune fermière, qui devient La Brunna, célèbre cantatrice

-1926- La Tentatrice (The Temptress) de Fred Niblo - Elena, une femme fatale du grand monde

-1926- La Chair et le Diable(Flesh and the Devil) de Clarence Brown - Felicitas, une jeune veuve qui va épouser le meilleur ami de l'homme qu'elle aime, lequel a tué en duel son mari.

-1927- Anna Karénine(Love) d'Edmnund Goulding - Anna Karenina, une jeune femme de l'aristocratie de Saint-Petersbourg, mariée, qui tombe amoureusedu Comte Vronski

-1928- Une Femme divine (The Divine Woman)de Victor Sjöström (dont il ne reste plus qu'une seule bobine) - Marianne, une jeune Anglaise qui veut devenir actrice à Paris

-1928- La Belle Ténébreuse (The Mysterious Lady) de Fred Niblo - Tania Fedorova, une espionne russe

-1928- Intrigues (A woman of Affairs) de Clarence Brown - Diana Merrick Furness, une femme de l'aristocratie anglaise qui épouse par dépit un homme qu'elle n'aime pas qui va se suicider

-1929- terre de volupté (Wild Orchids) de Sydney Franklin - Lilie Sterling, une jeune et belle femme mariée à un homme bien plus âgé qu'elle qui va être poursuivie par un séducteur sans scrupules

-1929- Le Droit d'Aimer (The Single Standard) de John Robertson - Arden Stuart Hewlett, une femme de le bonne et conventionnelle société qui désire autre chose de la vie

-1929- Le Baiser (The Kiss) de Jacques Feyder - Irène Guary, une femme mariée amoureuse d'un autre homme

-1930- Anna Christie de Clarence Brown - Anna Christie, la fille d'un marin, désabusée par la vie, qui tombe amoureuse d'un marin

-1930- Romance de Clarence Brown - Rita Cavallini, une chanteuse d'opéra dont est tombé amoureux d'un futur évèque

-1931- L'Inspiratrice (Inspiration) de Clarence Brown - Yvonne Valbret, un mannequin parisien

-1931- Anna Christie (Anna Christie) de Jacques Feyder - Anna Christie, la fille d'un marin, désabusée par la vie, qui tombe amoureuse d'un marin

-1931- La Courtisane (Suan Lenox, her Rise and Fall) de Robert Leonard Susan Lenox, une orpheline qu'on veut forcer à épouser un homme qu'elle n'aime pas

-1931- Mata Hari de George Fitzmaurice - Mata Hari, une espionne allemande pendant la première guerre mondiale qui use de se charmes pour obtenir des renseignements

-1932- Grand Hotel d'Edmund Goulding - Grusinskaya, une danseuse qui va se laisser séduire par un voleur

-1932- Comme tu me veux (As you desire me) de George Fitzmaurice - Zara une entraîneuse dans un cabaret, alocolique

-1933- La Reine Christine(Queen Christina) de Rouben Mamoulian - La Reine Christine de Suède ainsi que son alter ego le Comte Dulan, qui tombe amoureuse d'un autre homme que celui prévu par la couronne

-1934- Le Voile des Illusions (The painted Veil) de Richard Boleslawski - Katrin Koerber Fane, qui épouse par solitude un associé de son Père, délaissée lors de leur séjour en Chine et qui prend un amant

-1935- Anna Karénine (Anna Karenina) de Clarence Brown - Anna Karenina, une jeune femme de l'aristocratie de Saint-Petersbourg, mariée qui tombe amoureuse du Comte Vronski

-1936- Le Roman de Marguerite Gautier (Camille) de George Cukor - Marguerite Gautier, une courtisane parisienne qui renonce à épouser l'homme qu'elle aime, Armand Duval

-1937- Marie Walewska (The Conquest) de Clarence Brown - Une comtesse polonaise, Marie Walewska qui tombe amoureuse de Napoléon

-1939- Ninotchka de Ernst Lubitsch - Nina Ivanovna Yakushova (Ninotchka), une haute fonctionnaire russe envoyée en mission à Paris

-1941- La femme aux deux visages (Two Faced Woman) de George Cukor - Karin Borg Blake, une monitrice de ski mariée par un new-yorkais.

BIBLIOGRAPHIE.

- Robert Dance et Scott Reisfield, Garbo, portraits d'une légende, Flammarion,Paris, 2005

- Mercedes De Acosta, Here lies the Heart, Ayer Co Pub, USA, 1975

- Jean Lacouture, Greta Garbo, la dame aux caméras, Levi/seuil Paris, 1999

- Bertrand Meyer-Stabley, La véritable Greta Garbo, Pygmalion, Paris,2005

- Alexander Walker, Garbo, Fanal, Paris, 1981

Extrait de http://fr.wikipedia.org/wiki/Greta_Garbo

Dans les films qui me tiennent à coeur, je parlerai de

 1."The Flesh and the Devil "La Chair et le Diable"titre français.

Mon choix d'illustration pour le film.(l'affiche).

SYNOPSIS

Léo et Ulrich, rejetons de la grande aristocratie de l'Europe centrale de la fin du XiXè siècle, sont amis d'enfance, et même frères de sang. Ils mènent une carrière militaire ensemble.

Léo tombe amoureux d'une comtesse, l'irrésistible Félicitas, puis il est confronté au fait qu'elle est mariée. Le mari de celle-ci le défie en duel, lequel tourne à l'avantage de Léo qui tue son rival. Afin d'éviter tout scandale, l'armée envoie Léo en Afrique pendant quelques années.

Pendant ce temps, Ulrich, qui n'est pas au courant de la liaison passée entre Léo et Felicitas, épouse celle-ci.

Au retour d'Afrique, Léo apprend que son meilleur ami est marié avec la femme qu'il aime et est ainsi bouleversé par la trahison de celle-ci: elle ne l'a pas attendu. Felicitas apprend rapidement à Léo qu'elle l'aime encore. Celui-ci est tiraillé entre son amitié indéfectible et son amour éternel: il choisit de rester à distance de Felicitas.

Felicitas continue à solliciter Leo. Ulrich les surprend lors d'un rendez-vous et, comprenant enfin le fin mot de l'affaire, défie son ami en duel. Leo et Ulrich se rencontrent ainsi sur lîle qui a abrité tous les secrets de leur enfance, mais n'en viennent finalement par aux armes: ils se réconcilient.

Felicitas, qui a tenté de les rejoindre sur l'île, meurt accidentellement dans les eaux glacées du lac.

FICHE TECHNIQUE

- Titre original : Flesh and the Devil

- Réalisation : Clarence Brown

- Scénario : Benjamin Glazer, Marian Ainsle(intertitres), d'après le roman The Undying Past de Hermann Sudermann

- Image : William H. Daniels

- Montage : Lloyd Nosler

- Direction aristique : Cédric Gibbons

-Production : Irving talberg (non mentionné au générique) par la MGM

-Pays Etats-Unis

-Durée : 113 min

-Format : Noir et Blanc - film muet

-Date de la sortie américaine : 25 décembre 1926

DISTRIBUTION

-John Gilbert : Leo von Harden

-Greta garbo : felicitas

- Lars Hanson : Ulrich von Eltz

- Barbara Kent : Hertha von Eltz

- William Orlamond : Uncle Kutowski

- George Fawcette : Pastor Voss

- Eugenie Besserer : La mère de Léo

http://fr.wikipedia.org/wiki/La _Chair _et_le_diable

MON AVIS.

La scène où ils prennent la communion à l'église est d'un érotisme tout en nuance. Clarence Brown a su restituer ce moment très évocateur de l'amour qui régnait entre Garbo et Gilbert.  Quant à moi, la scène d'essayage de sa tenue de deuil où elle se regarde dans le miroir est aussi très évocatrice du jeu de Greta Garbo. Toujours ce fameux regard! Il existe d'ailleurs de très belles photographies extraites de ce film dans des recueils spécialisés.

Il existerait une fin alternative de ce film (SIC). L'auteur.

J'espère vous avoir donné l'envie de voir ou revoir ce film.

Voici un magnifique extrait vidéo de " Flesh and the Devil".



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